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Tourisme durable en Tunisie

Tourisme durable, accent sur la qualité ou encore Sahara : interrogé lors de l’ITB Berlin, le ministre du tourisme, Habib Ammar, a dévoilé les contours de la stratégie de la Tunisie pour reconquérir le cœur des touristes internationaux après la pandémie.

Comme tous les pays, « la Tunisie a été affectée par cette pandémie », contextualise Habib Ammar. Et malgré la réouverture des frontières, à la fin juin 2020, la fréquentation estivale a été « nettement en-deçà » des attentes du gouvernement tunisien. Les nuitées hôtelières ont dévissé en 2020 (-80%), au même titre que l’arrivée de touristes internationaux (-75%). « Mais nous avons profité de cette pause forcée pour réfléchir aux nouvelles directions que nous voulons donner à notre politique touristique », explique le ministre, qui a dirigé l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) de 2010 à 2014.

Plusieurs axes prioritaires ont ainsi été définis par les officiels tunisiens. Si la Tunisie a construit sa réputation touristique sur l’activité balnéaire, « toujours stratégique », le gouvernement porte « une attention particulière » au développement du tourisme durable. « Nous avons constaté que l’offre en la matière pouvait nous permettre d’attirer de nouveaux profils de visiteurs. Nous sommes donc en train de réviser le cadre juridique qui encadre l’activité des gîtes et autres maisons d’hôtes, pour favoriser le développement de ce type de produits en Tunisie ».

L’OpenSky « entre les mains de l’UE »
Un tourisme durable qui ne pourra exister que si le ciel tunisien est ouvert à la concurrence de tout type de compagnies, selon Habib Ammar. « L’OpenSky, c’est un dossier qui est maintenant entre les mains de l’Union européenne. C’est un objectif qu’on peut et qu’on doit atteindre, pour que notre pays soit accessible par tous les marchés, et pour diversifier la typologie de nos visiteurs ». Car c’est bien l’un des objectifs principaux du ministère tunisien : attirer de nouveaux profils de touristes, qui voudront visiter le pays en dehors des quatre mois de l’été.

Le tourisme saharien, « qui a beaucoup souffert ces dernières années », est également l’une des priorités du gouvernement pour les deux ans à venir. Habib Ammar affiche également sa volonté de travailler sur l’aspect qualitatif du produit touristique tunisien, « qui a parfois été un point faible ». « Nous venons de décerner les premiers labels Qualité Tourisme créés pendant la pandémie », se réjouit le ministre, qui travaille également à l’établissement de nouvelles normes qui permettront « l’accueil des touristes aux besoins spécifiques ».

Répondre aux attentes post-Covid
Des normes qui jugeront « l’aspect service plus que l’aspect technique » et qui illustrent la volonté de la Tunisie de préparer son avenir touristique en dessinant un nouveau schéma d’exploitation. « La pandémie va laisser des traces sur notre façon de faire du tourisme. Nous devrons analyser son impact. Mais tous ces chantiers convergent vers un même objectif : répondre aux attentes post-Covid des touristes internationaux ».

Des touristes qui reviendront timidement en 2021, selon Habib Ammar. Le ministre espère que le pays connaîtra une année record en 2022. « D’ici là, les campagnes de vaccination auront porté leurs fruits, et la pandémie sera derrière nous ». Un espoir porté par tous les professionnels du tourisme en Tunisie et ailleurs.

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